Quels sont les 7P du marketing de l’éducation ?

Les 7P du marketing de l’éducation constituent un des modèles sur lesquels repose la littérature marketing. Le modèle du Marketing Mix (les fameux 4P) développé dans les années 60 et a été élargi dans les années 80 pour inclure plus de variables (services et produits tangibles). Chacune de ces variables en relation avec le secteur de l’éducation sera abordée pour mieux comprendre comment ces leviers peuvent être utilisés stratégiquement. Le but sera de formuler ou d’améliorer votre plan de marketing et le service offert.

Que faut-il  retenir sur le marketing d’éducation?

Avant de parler de produit dans le marketing de l’éducation, il est utile de faire quelques considérations préliminaires : quel est le produit/service offert ? Est-il possible de penser que l’étudiant lui-même est le « produit » de l’éducation ? Ou est-il plus correct de considérer l’étudiant comme un « consommateur » (ou dans une perspective relationnelle, comme un « partenaire ») du produit/service d’éducation ? Cette deuxième hypothèse semble plus correcte, car elle configure mieux l’offre de formation comme quelque chose qui vise à satisfaire le besoin d’une clientèle. Cette définition correspond à celle du produit lui-même.
Pour une réalité académique, scolaire ou universitaire, la conception de l’offre de formation, par rapport à la cible identifiée comme zone de chalandise, est d’une importance fondamentale : quel besoin de formation va-t-on satisfaire ? À quel niveau de qualité devons-nous aspirer et maintenir comme norme ?

Quelles sont les variables à étudier dans le marketing d’éducation?

Il y a de nombreuses variables qui font partie des décisions concernant la politique des produits. Un portefeuille de programmes est un outil utile pour évaluer, de manière continue et systématique, les programmes offerts. Il y aura une facilité  sur la  prise des décisions concernant les éventuelles mises en œuvre ou élimination à faire, en fonction des tendances du marché, de l’évolution de la science, de la technologie, de la culture et des besoins de formation en général.

Cette évaluation peut être faite selon certains paramètres:

  • la centralité par rapport à la mission institutionnelle, qui fait référence à la mesure dans laquelle le programme est en phase avec le noyau académique de l’institut ou de l’université;
  • la qualité du programme, évaluée en fonction de ses caractéristiques intrinsèques, de sa structure et du prestige du personnel enseignant;
  • la vitalité du marché, en relation avec la demande actuelle et potentielle du domaine d’enseignement auquel le programme appartient

Comment prendre des décision en marketing d’éducation?

Sur la base de ces éléments, des décisions peuvent être prises tant sur les programmes à maintenir, à réorganiser ou à supprimer, que sur les ressources à investir pour accroître certaine capacité. Cet accroissement peut se faire en termes de nombre d’étudiants et de personnel enseignant nécessaire. La qualité peut se mesurer par des améliorations infrastructurelles, technologiques et le recrutement d’un personnel enseignant plus prestigieux.
En plus de l’offre académique, qui représente le produit de base de ces établissements, les écoles et les universités fournissent une série de services auxiliaires, allant des activités récréatives aux services de soutien à l’apprentissage, en passant par les services d’orientation et de placement de troisième cycle ou d’études supérieures, qui complètent l’offre.

L’offre ainsi structurée doit faire l’objet d’un suivi constant, également sur la base d’une analyse des concurrents. Le positionnement de l’établissement dans l’esprit des étudiants-consommateurs est largement déterminé par le degré de différenciation qui peut être mis en place au moment de la conception de l’offre éducative, allant jusqu’à saisir un besoin ou un désir particulier de la cible.